Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) : professionnels et particuliers, soyez vigilants !

 
 
Passage au risque « élevé » depuis le 8 novembre 2022 : Obligation de confinement des volailles dans l’ensemble du département des Hauts-de-Seine

L'influenza aviaire, c'est quoi ?

L’influenza aviaire est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse. Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, une maladie pouvant aboutir rapidement à la mort.
L’influenza aviaire fait partie des dangers sanitaires dont la déclaration à l'administration est obligatoire.
Le virus est transmissible à toutes les espèces d'oiseaux, domestiques ou sauvages : tous les oiseaux sont sensibles à l'influenza aviaire mais la surveillance porte principalement chez les palmipèdes (oies, canards, cygnes), les gallus (poules, poulets, coqs, dindes, pintades, etc.),

Lors des précédentes épizooties (épidémies), les formes graves se traduisaient par une atteinte importante de l'état général des oiseaux ; les symptômes étaient respiratoires, digestifs ou nerveux, ou simplement une perte d'appétit.

La situation en France et en Ile de France

La situation sanitaire au regard de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) s'est dégradée ces dernières semaines. Le nombre de cas d’influenza aviaire en élevage et dans la faune sauvage est en forte augmentation en France métropolitaine : 49 foyers d'influenza aviaire ont été confirmés en élevage, 46 chez les oiseaux captifs (basses-cours, oiseaux d’ornement…) et plusieurs centaines dans la faune sauvage à la date du 8 novembre 2022.

L’Ile-de-France compte, à ce jour, quatre foyers qui ont été confirmés en Seine-et-Marne en élevages, en basses-cours et dans la faune sauvage.

Le renforcement des mesures de précaution

Depuis le 8 novembre dernier, des mesures de précaution renforcées s'appliquent sur tout le territoire métropolitain. Elles concernent autant les professionnels que les particuliers,

  • mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux et la claustration ou mise sous filet des basses-cours ;
  • interdiction de l’organisation de rassemblements et de la participation des volailles originaires des territoires concernés ;
  • interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France jusqu’au 31 mars.

Quelles sont les mesures et bonnes pratiques à mettre en place ?

En complément des mesures de précaution renforcées, les mesures de biosécurité doivent être scrupuleusement observées :

  • toutes les mesures sont prises pour éviter les contaminations liées aux véhicules, autres animaux et personnes étrangères à l'établissement et pour limiter l'accès des bâtiments aux rongeurs, aux insectes et autres nuisibles,
  • l'approvisionnement en aliment et en eau de boisson est protégé des oiseaux sauvages,
  • la litière neuve est protégée et entreposée à l'abri de l'humidité et de toute contamination, sans contact possible avec des cadavres,
  • en cas de mortalité anormale, vous devez contacter votre vétérinaire sanitaire pour une visite de l'établissement,
  • les cadavres sont isolés et protégés avant leur enlèvement et, le cas échéant, avant présentation au vétérinaire.

Des mesures complémentaires peuvent être mises en place en fonction de spécificités d'élevage ou de détention. Elles sont accessibles au grand public sur le site Internet du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

Que faire en cas de suspicion dans un élevage ou une basse-cour ?

En cas de mortalité ou de signes cliniques évocateurs en élevage ou en basse-cour, les détenteurs d'oiseaux doivent contacter en premier lieu leur vétérinaire.
En second lieu et sans délai, il convient de d’adresser un mèl à la direction de la protection des populations des Hauts-de-Seine : ddpp@hauts-de-seine.gouv.fr

En cas de mortalité signalée dans la faune sauvage, il faut contacter l'Office français de la biodiversité au 01 45 14 36 48 dans le cadre du dispositif de surveillance SAGIR renforcé.

Quel impact sur la consommation des produits ?

L'influenza aviaire n'est pas transmissible à l'homme par la consommation de viandes de volailles, œufs, foie gras, etc. : les consommateurs peuvent continuer à acheter, cuisiner et consommer ces produits sans risque.


Documents et informations utiles :