Emploi et insertion professionnelle

 
 
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  • Les Cités de l’emploi

Initiées début 2020, les Cités de l’Emploi , dessinées début 2020, proposent une collaboration renforcée des opérateurs de l’emploi, pilotée par le Préfet de département. En appui du pilier « Emploi et développement économique » des contrats de ville, ce collectif d’acteurs, institutionnels et associatifs, vise à garantir aux résidents des QPV les mêmes opportunités d’insertion, le même accès à l’information, le même accompagnement que l’ensemble de la population. Par la collaboration renforcée, les Cités de l’Emploi permettent, d’une part, de mieux répondre aux besoins des habitants en mobilisant, au moment opportun, les dispositifs de droit commun. D’autre part, pour les besoins non couverts, ce collectif d’acteurs propose, dans une logique de cohorte, un suivi adapté au public identifié comme prioritaire (jeunes, femmes en situation monoparentale, séniors, bénéficiaires du RSA, etc.).

Ce dispositif est financé par l’Etat à hauteur de 100 000 € par Cité.

Dans les Hauts-de-Seine, trois Cités de l’emploi ont été déployées :

  • Asnières-sur-Seine, en 2020 ;
  • Gennevilliers, en 2021 ;
  • Villeneuve-la-Garenne, en 2021.

Le Plan régional d’insertion pour la jeunesse (PRIJ)

La question de l’insertion et de l’accès à l’emploi est une priorité pour le gouvernement et notamment pour les jeunes de 16 à 25 ans issus des quartiers prioritaires. Le taux de chômage y demeure 2,7 fois plus élevé qu’ailleurs et touche davantage les jeunes.

Depuis quarante ans, différentes mesures de politique de l’emploi spécifiques se sont succédées. Malgré la mise en place d’une large offre de dispositifs en direction des jeunes, celle-ci ne parvient pas suffisamment à toucher ceux d’entre eux qui en ont le plus besoin.

Ce constat a amené les services de l’Etat à réinterroger plus profondément les politiques publiques en direction de la jeunesse. C’est dans ce contexte qu’en 2018, le préfet de la région d'Île-de-France a lancé, à titre expérimental, un Plan régional d’insertion pour la jeunesse des quartiers prioritaires (PRIJ) .

Loin de se superposer aux autres dispositifs, ce plan vise à fédérer les services de l’Etat, la commune et les acteurs locaux de l’emploi pour trouver des solutions concrètes à l’insertion des jeunes. Il poursuit deux objectifs :

  • Etablir un cadre d’intervention commun et partagé par l’ensemble des partenaires ;
  • Proposer un accompagnement individualisé et global visant notamment à lever un ensemble de « freins » (éducation, mobilité, santé, logement, etc.). Il s‘agit là de créer une logique de parcours, pour prendre en charge individuellement des jeunes de 16 à 25 ans en leur apportant des solutions en termes d’insertion sociale, citoyenne, professionnelle. L’objectif en Île-de-France est d’accompagner une cohorte de 10 000 jeunes sur 3 ans.

Dans les Hauts-de-Seine, trois PRIJ ont été mis en place à titre expérimental dès 2018, couvrant chacun au moins un QPV :

  • Nanterre : Le Parc
  • Gennevilliers/Anières : Les Courtilles, Les Agnettes, Grésillons Voltaire I et Grésillons Voltaire II
  • Bagneux : Abbé Grégoire et Pierre Plate.

Au regard du contexte accentué de difficultés pour les jeunes éloignés de l’emploi, les PRIJ ont été étendus à quatre autres territoires alto-séquanais dès le 1er janvier 2021 :

  • Antony : QPV du Noyer doré ;
  • Asnières-sur-Seine : QPV des Agnettes, Hauts-d’Asnières, Grésillons Voltaire I, Grésillons Voltaire II ;
  • Clichy : QPV du Bac d’Asnières-Beaujon et d’Entrée de Ville ;
  • Villeneuve-la-Garenne : QPV de l’AIRE 2029.

Sur ces territoires, des groupes opérationnels, animés par les délégués du préfet, doivent étudier les situations individuelles identifiées pour les orienter vers des parcours personnalisés. Ces groupes sont composés de représentants des services de l’Etat concernés (éducation nationale, DRIEETS, PJJ, SPIP), des collectivités locales signataires du contrat de ville (commune, intercommunalité, conseil départemental), de Pôle emploi, des missions locales, de la CAF, des associations et des structures en charge de l’insertion des jeunes.

En avril 2021, 293 situations de jeunes sont étudiées par les groupes opérationnels.
  • Adultes-Relais

Créés par le comité interministériel des villes du 14 décembre 1999, les adultes-relais sont des médiateurs sociaux et culturels de proximité. Au plus près des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville, ils contribuent à renforcer le lien social au sein des QPV. Ce dispositif permet de remplir un double objectif : développer les actions de médiation et fournir une solution d’insertion sociale et professionnelle aux bénéficiaires des contrats adultes-relais.

Les conditions pour devenir un Adulte-Relais

  • Etre âgé de trente ans au moins,
  • Etre sans emploi ou en contrat aidé (CUI-CAE ),
  • Etre issu d’un quartier prioritaire de la politique de la ville.

Les missions des adultes-relais

A l’exclusion des missions relevant du maintien de l’ordre public et du service à la personne, les adultes-relais assurent les missions suivantes :

  • médiation sociale et culturelle avec l’école, la santé publique, les services publics, le logement, l’emploi, etc. ;
  • médiation sociale dans les espaces publics de jour ou de nuit (habitat social, transports…) ;
  • médiation sociale dans le champ scolaire ;
  • médiation sociale pour l’accès aux droits et aux services ;
  • médiation sociale liée au lien social, à la vie de quartier.

Le contrat de travail

A temps plein ou à temps-partiel (mi-temps au minimum), le contrat prend la forme d’un CDI ou d’un CDD de 3 ans renouvelable une fois. Dans une démarche d’insertion professionnelle et sociale durable, il permet aux adultes-relais d’être formés et accompagnés dans la construction de son projet professionnel.

Employeur

Le contrat est proposé par un employeur du secteur non lucratif :

  • Employeur de droit public : collectivité locale (commune, regroupement de communes, département, région) et ses établissements publics ; établissement scolaire public (maternelle, école primaire, collège, lycée) ; hôpital.
  • Organisme de droit privé à but non lucratif (association, comité d’entreprise, etc.)
  • Entreprise publique ou privée chargée de la gestion d'un service public, pour des missions ne relevant pas de leurs compétences traditionnelles.

Recruter un adulte-relai

L’obtention d’un poste d’adulte-relai est précédée de la signature d’une convention entre l’employeur et le préfet de département, représentant de l’Etat. Cette signature conditionne le versement de l’aide financière accordée à l’employeur.

En 2021, le département des Hauts-de-Seine dispose d’un contingent de 104 conventions Adultes-Relais.

Pour en savoir plus :

  • 1 jeune, 1 solution

Le plan « 1 jeune, 1 solution », lancé à l’été 2020, vise à offrir une solution à chaque jeune. Avec plus de 9 milliards d’euros investis, il mobilise un ensemble de leviers : aides à l’embauche, formations, accompagnements, aides financières aux jeunes en difficulté, etc. afin de répondre à toutes les situations. L’objectif est de ne laisser personne sur le bord de la route.

Le plan 1 jeune, 1 solution est construit sur 3 axes :

1. Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle

  • Une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour recruter un alternant de moins de 18 ans (en contrat d’alternance ou de professionnalisation) ou de 8 000 euros pour recruter un alternant de plus de 18 ans.
  • Des missions de service civique  supplémentaires (de 6 à 12 mois, indemnisées) pour permettre à des jeunes de gagner en expérience et compétences en s’engageant dans des associations, des collectivités territoriales, des services de l’État ou des établissements publics.
  • La création d’emplois pour les jeunes de moins de 25 ans dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence Nationale du Sport (ANS), au sein des associations sportives locales.

2. Orienter et former des jeunes vers les secteurs et métiers d’avenir

3. Accompagner plus particulièrement les jeunes éloignés de l’emploi en proposant des parcours d’insertion sur mesure.

Pour en savoir plus : https://www.1jeune1solution.gouv.fr/

  • Parcours Emploi Compétences (PEC)

Qu’est-ce que le Parcours emploi Compétences ?

Le Parcours Emploi Compétences (PEC) est un contrat aidé de 9 mois minimum, qui permet aux personnes éloignées de l’emploi de s’insérer durablement dans le monde professionnel, au sein du monde associatif. Chaque PEC s’appuie sur le triptyque emploi-formation-accompagnement pour proposer :

  • un emploi permettant de développer des compétences transférables,
  • un accès facilité à la formation
  • un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi grâce à un entretien tripartite au moment de la signature de la demande d’aide ; un suivi dématérialisé durant le contrat ; un entretien de sortie.

L’employeur de son côté bénéficie d’une aide financière, modulée entre 30 % et 60 % du SMIC brut. Le taux de prise en charge est fixé par arrêté du préfet de région.

Qui peut en bénéficier ?

Le PEC est destiné aux personnes les plus éloignées du marché du travail, en particulier les travailleurs handicapés et les résidents des quartiers prioritaires de la ville. L’orientation vers un parcours emploi compétences repose sur un diagnostic global réalisé par le conseiller du service public de l’emploi.

Qui peut recruter un PEC ?

Le PEC est prescrit dans le cadre de CUI-CAE , dans le secteur non marchand. Les employeurs sont sélectionnés en fonction des critères suivants :

  • Le poste doit permettre de développer la maîtrise de comportements professionnels et des compétences techniques qui répondent à des besoins du bassin d’emploi ou transférables à d’autres métiers qui recrutent ;
  • L’employeur doit démontrer une capacité à accompagner au quotidien la personne ;
  • L’employeur doit permettre l’accès à la formation et à l’acquisition de compétences : remise à niveau, pré-qualification, période de professionnalisation, VAE, acquisition de nouvelles compétences ;
  • Le cas échéant la capacité de l’employeur à pérenniser le poste.
  • Le PEC peut être proposé dans le cadre de CUI-CIE , dans le secteur marchand sous certaines conditions dans les départements d’outre-mer (DOM) ou par les conseils départementaux, dans le cadre de conventions annuelles d’objectifs et de moyens (CAOM), sous réserve que le coût soit nul pour l’Etat et que les conseils départementaux s’engagent à cofinancer à bon niveau pour les CUI-CAE.

Le PEC Jeune

Dans le cadre du Plan 1 jeune 1 solution, le Gouvernement prévoit d’ouvrir 80 000 parcours emploi compétences pour les jeunes en 2021. Dans ce cadre, les employeurs peuvent bénéficier d’une aide financière lorsqu’ils recrutent un jeune de moins de 26 ans ou un travailleur handicapé jusqu’à 30 ans inclus.

Pour aller plus loin :

  • Plan 10 000 jeunes

Le plan « 10 000 jeunes », c'est quoi ?

Le ministère de l'Intérieur s'engage grâce au « plan 10000 jeunes » à offrir plus de 10000 stages, contrats d'apprentissage et autres opportunités, à des collégiens de troisième, lycéens, apprentis et aux étudiants jusqu'à 26 ans (30 ans pour les personnes en situation de handicap dans le cadre des services civiques), sur l'année scolaire 2021-2022.

Venez découvrir la diversité des métiers du ministère de l'Intérieur : sécurité (intégrez les services de police, les casernes de gendarmerie, les unités de sécurité civile), finance, gestion, restauration, mécanique, logistique...

Pour les moins de 18 ans, 3000 offres :

  • 1800 stages de 3ème ;
  • 1200 stages de citoyenneté au sein des cadets de la République de la gendarmerie nationale.

Pour les 18-25 ans, plus de 7000 offres :

  • 1500 contrats d'apprentissage de 6 mois à 3 ans ;
  • 4000 stages de 6 mois maximum pour les étudiants de BTS, DUT, licence ou master ;
  • 1500 missions de service civique de 6 mois à 1 an

Vous souhaitez nous rejoindre ? Déposez votre CV sur https://media.interieur.gouv.fr/10000jeunes-interieur.fr

  • Emplois Francs et Francs +

Qu’est-ce qu’un emploi franc ?

L’emploi franc est une aide à l’embauche versée à tout employeur privé (entreprise, association) qui recrute un demandeur d’emploi ou un jeune suivi par une mission locale résidant en QPV. Ce dispositif expérimenté entre le 1er avril 2018 et le 31 décembre 2019 a été généralisé à l’ensemble des QPV du territoire national au 1er janvier 2020, pour une durée initiale d’un an. Il a été renouvelé jusqu’au 31 décembre 2021.

Dans quel cadre contractuel s’inscrit l’emploi franc ?

L’employeur peut recruter un emploi franc dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée (CDI) ou d’un contrat à durée déterminée (CDD) d’au moins six mois. La nature du contrat détermine le montant de l’aide versée chaque trimestre :

  • Pour une embauche en CDI, l’aide versée est de 15 000 € (5 000 € par an pendant trois ans).
  • Pour une embauche en CDD d’au moins 6 mois, l’aide versée est de 5 000 € (2 500 € par an pendant deux ans maximum).

La demande d’aide doit être adressée à Pôle emploi dans les trois mois suivant la date de signature du contrat.

Qu’est-ce qu’un emploi franc + ?

C’est un emploi franc bonifié, réservé aux jeunes de moins de 26 ans résidant en QPV. Ce dispositif est déployé entre le 15 octobre 2020 et le 31 mai 2021. Il permet de revaloriser l’aide versée à l’employeur pour le recrutement d’un jeune :

  • Pour une embauche en CDI, 17 000 € sont versés sur 3 ans : 7 000 € la première année puis 5 000 € les années suivantes
  • Pour une embauche en CDD d’au moins 6 mois, 8 000 € sont versées sur 2 ans : 5 500 € la première année, 2 500 € l’année suivante. Le montant de l’aide est proratisé en fonction de la durée effective du contrat de travail et de la durée de travail hebdomadaire.

Le contrat doit être signé entre le 15 octobre 2020 et le 31 mai 2021. L’âge du salarié recruté est apprécié à la date de signature du contrat de travail.

Pour en savoir plus :

  • Le PAQTE

Lancé le 11 juillet 2018, le Pacte Avec les Quartiers pour Toutes les Entreprises (PAQTE) ,  est un ensemble d’engagements proposés par l’État aux entreprises pour favoriser l’insertion professionnelle des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Il s’articule autour de 4 axes qui correspondent aux priorités du gouvernement et à des actions précises :

  • La découverte des métiers avec les stages de 3e
  • La formation avec l’alternance et l’apprentissage,
  • Le recrutement avec les emplois francs et le testing,
  • Les achats avec les clauses d’insertion et la mise en relation des acheteurs des grandes entreprises avec les PME et les TPE implantées dans les QPV.

Basé sur une logique partenariale, le PAQTE s’inscrit dans la continuité de la charte  « Entreprises et Quartiers  », portée par le Ministère de la Cohésion des territoires. Cette charte poursuit trois objectifs en faveur des quartiers prioritaires : animer l’ensemble des actions et projets développées dans une dynamique territoriale cohérente ; valoriser les actions menées par les entreprises ; développer de nouveaux projets avec les entreprises.

Toutefois, le PAQTE se distingue de la charte Entreprises et Quartiers par ses objectifs ambitieux, chiffrés et ses indicateurs d’évaluation. L’engagement réciproque de l’État sur chacun des 4 axes d’intervention cités plus haut en est la particularité la plus innovante. Il propose en outre un cadre plus structuré, et déclinaison plus dynamique sur les territoires.